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Le procès d’Amandine Roy et Natacha Rey intenté par Jean-Michel Trogneux

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Le récit de Zoé Sagan

Pour le procès de Natacha Rey face à Jean-Michel Trogneux/Brigitte Macron, l’ambiance est peinte sur les murs. Les visages sont fermés, comme à un enterrement. Il y a plusieurs journalistes qui sont presque gênés d’être là. À part quelques gilets jaunes, personne n’ose chuchoter un mot. C’est le milieu d’après-midi, mais on dirait qu’il fait nuit. Le temps est arrêté. Tout le monde est là, à sa place, et pourtant, tout le monde se demande ce qu’il fait là.

Au début, l’audience a été suspendue. La Défense a demandé un report à cause du cancer extrêmement grave de Natacha Rey. Mais l’avocat du plaignant a froncé les sourcils, fait un signe étrange avec sa main droite et a catégoriquement refusé.

Pendant ce temps de suspension, la République était en arrêt cardiaque. Et si tout ne se passait pas comme lors des répétitions en loge ? Les agents secrets, au milieu du public, prenaient discrètement des photos de chaque personne présente.

Au moment de la reprise, le personnel judiciaire ne riait plus, visages fermés, comme après s’être fait fortement engueuler. Ils ont commencé par se farcir Amandine Roy en la laissant debout une demi-heure pour l’humilier. La présidente de la cour maîtrisait le dossier, le plus étrange de sa carrière, disait-on en coulisse.

Tout se passait comme pendant les répétitions, chacun jouant parfaitement son rôle. Jusqu’à l’intervention surprise de l’avocat de Natacha Rey qui avait pour habitude de s’endormir un peu partout sans s’en rendre compte, mais à ce moment-là, il était réveillé et a voulu changer le cours de l’histoire.

Il risquait sa vie, mais son inconscient lui a dit d’y aller, que c’était le moment. Il a eu comme un souvenir du jeune homme qu’il était en passant le barreau, l’utopiste qui voulait sauver les innocents. Il a alors dit, comme téléguidé par une force céleste : « Si deux personnes déposent une plainte pour diffamation pour le même discours, c’est presque déjà un aveu judiciaire. » Un ange est alors passé. Des lèvres se sont pincées. Et Zoé Sagan est arrivée soudainement dans le téléphone portable de la juge.


Le procès commence enfin. Les larmes coulent. Les passions se déchaînent. Deux juges sur trois rentrent dans le vif du sujet. Elles ont fait craquer Amandine Roy qui fond en sanglots. Un Macroniste pervers dans la salle a dit à son voisin : « On dirait Coluche dans Tchao Pantin qui pleure. »

Les deux juges femmes étaient déchaînées et n’ont pas laissé dire un seul mot au seul juge homme. C’était une histoire de femmes. Ça se voyait. Les hommes n’avaient pas leur mot à dire. À part l’avocat de Brigitte qui a été d’une violence sans nom contre cette médium seule contre tous.

Quand la présidente du tribunal a demandé sur le ton de l’autorité ultime : « En quoi l’information de genre de Brigitte Macron est-elle importante ? » Il y a eu un rire retenu dans toute la salle. Mais Amandine Roy a eu le temps de faire un smiley clin d’œil à Candace Owens en disant que le monde entier se demandait qui était vraiment Brigitte Macron.

Mais la pression est si grande autour d’elle qu’ils arrivent à ce qu’ils voulaient : les larmes de détresse et de peur. Pour qu’elle dise que si c’était à refaire, elle ne le referait pas « vu ce qu’elle a dû subir. »

Avant de lâcher la bombe qu’elles voulaient annoncer à l’AFP dès demain dans le monde entier : « Ce n’était pas mon enquête, j’ai voulu donner à Natacha Rey le droit à l’information. Peu m’importe l’identité de genre de Madame Macron. »


La présidente de la cour a appris une phrase par cœur pour couper l’avocat de Natacha Rey dans chacune de ses argumentations sur le mystère Brigitte Macron : « On verra ça sur le fond éventuellement. » Leur rôle est évidemment de ne pas parler du fond. Éviter les profondeurs pour rester en surface et tenter de noyer le monde entier. Mais dans cette salle, personne n’est dupe. Pas même les agents de l’État payés pour l’être. Le moment pourrait prêter à sourire tant l’absurde est partout, mais non, encore une fois, chacun tient à son rôle. Sauf la médium qui est dans un état second, comme accompagnée par ses amies médiums d’un monde invisible à l’œil nu. Roy et Rey, Rey et Roy, ces noms qui résonnent dans cette salle d’audience, ne sont pas là par hasard, on dirait une formule de magie blanche pour contrer la noire.

Les corps et les cœurs étaient tous contenus, comme retenus dans un petit bocal de verre incassable. Ça souffrait des deux côtés. Alors, l’audience a été encore suspendue. Personne n’a écouté les plaidoiries, tout le monde était hypnotisé. Absent de son propre corps. Les âmes étaient toutes flottantes. En apesanteur.

Sauf une personne. L’avocat de Natacha Rey, fier d’avoir placé : « Deux personnes, Brigitte Macron et son père, se sont sentis diffamés pour un même discours, c’est un aveu judiciaire. » Ensuite, après des chuchotements de part et d’autre, le tribunal a décidé de diffuser cinq minutes de la fameuse interview de Natacha Rey par Amandine Roy, mais personne ne savait comment fonctionnait vraiment un rétroprojecteur.

La greffière semblait tout droit sortie d’une séance MK Ultra. Elle n’était pas du tout ancrée. Comme une humanoïde pilotée à distance. C’est sans doute pour cela qu’elle n’arrivait pas à interagir avec le rétroprojecteur.

Tout le monde commençait à s’ennuyer. Les uns voulaient fumer, les autres rallumer leur téléphone. Beaucoup pensaient venir à un divertissement, mais le spectacle s’est révélé d’un ennui abyssal. Et puis il y avait cette odeur, une respiration sur deux, cette odeur de naphtaline. Personne ne savait d’où ça venait. Mais c’était là. Et bien là.

L’avocat de Natacha Rey, normalement calme et pondéré, était passé de désabusé à guerrier. Il a plusieurs fois serré son poing. Il voulait obtenir des nullités de procédure, mais il y a eu la récusation des magistrats au motif qu’ils avaient été désignés par « le mari de la plaignante ». Il a alors évoqué une « méconnaissance des procès de presse ».

Le tribunal s’est alors décidé à délibérer dans une hypnose générale. Pendant ce temps, le rétroprojecteur était dans le même état que l’Assemblée nationale. Il ne voulait toujours pas fonctionner.

L’image n’apparaissait pas, comme si les marabouts étaient au travail. Juste du son. Sorti de on ne sait où. Avec des méta-dialogues autour du changement de sexe de « Madame », avec tous les faux documents d’état civil qui allaient avec.


Il est exactement 21h21 quand l’avocat de Brigitte Macron sort enfin les preuves que tout le monde attend depuis trois ans. On entend les mouches voler. La résolution est là. Enfin. De quoi clouer le bec aux complotistes. Mais l’espoir a été de courte durée. Quand les juges ont vu dans sa main de pauvres photocopies d’actes de naissance, même l’avocat a hésité à continuer sa plaidoirie. Comme un enfant qui continue de mentir à ses parents en sachant qu’ils savent qu’il ment.

Mais il était bien payé pour passer sa soirée dans cette salle morbide. Sauf que la providence veille en ce moment. Et pas un jour ou un lapsus ne sort. Hier, Emmanuel Macron a parlé de ceux qui veulent changer de sexe dans une mairie et la semaine dernière, il appelait sa femme en disant : «il est où Brigitte.». Au tour donc de l’avocat de Madame de faire un énorme lapsus devant les juges.

Montrant, tremblant, la photocopie de la carte d’électeur de Jean-Michel Trogneux, il affirmait, comme l’immense avocat qu’il est, qu’il a voté le 9 juillet 2024. En réalité, pour la défense de Jean-Michel Trogneux, le frère disparu dont Brigitte Macron aurait pris l’identité, Me Ennochi a brandi un faux document, un montage Photoshop de carte tamponnée à la date du 9 juin à Amiens. Pour dire, et oui mesdames et messieurs, Jean-Michel Trogneux a bien voté aux européennes à Amiens.

La malédiction du mystère Madame frappa encore une nouvelle victime aux yeux de tous. Malgré l’hypnose collective, deux journalistes ont levé les yeux au ciel. Cette pièce de théâtre avait été mal répétée. Rien ne tenait debout.

Tout ressemblait à ce satané projecteur qui, comme dans une classe française sur deux, ne fonctionne jamais. Il fallait malgré tout continuer la mascarade. Continuer coûte que coûte. Et quoi qu’il en coûte. Comme dit l’homme qui avait nommé chaque juge présent dans la salle.

Cette fois, le metteur en scène, ce n’était pas elle mais lui. Cela peut prêter à confusion mais ce soir c’est lui le roi de la mise en scène et pas elle. Il n’est plus le petit garçon qui jouait l’épouvantail dirigé par sa professeure de français dans une pièce de théâtre de collégiens. L’enfant de 14 ans avait bien grandi. Et appris surtout.

Pour la première fois de sa vie, il venait de lui désobéir en actant la dissolution. Elle ne voulait pas. Elle lui avait interdit. Et pour la première fois, dans sa crise d’adolescence naissante, il a bravé l’interdit. Et brisé toute la programmation mentale qu’on lui avait infligée dans son adolescence. Emmanuel naissait à 46 ans. 46 ans c’est aussi l’âge qu’avait sa femme lorsqu’il a commencé sa relation avec. Une boucle se terminait. Il devenait lui pour la première fois. Il découvrait ce qu’était l’autonomie.

Alors, contrairement à ce que tout le monde pense, il est du côté de Natacha Rey, mais il l’a joué discret. Personne n’a compris la dissolution parce que personne ne sait que c’est en lien avec les photos de sa femme enceinte qui n’existent pas.

Mais revenons au procès. Et à son procureur qui, jusqu’à présent, est resté très silencieux. Il sort du bois sur le détournement de mineur. Évidemment. Là, il faut sortir l’artillerie lourde. Le mâle prend toute sa place. Là, ce n’est plus une histoire de femmes.

Le procureur a décidé de choisir le mot « allégations » pour mettre en lumière le détournement de mineurs du couple 14-46. La nuit était tombée. Le temps totalement arrêté. Plus personne ne pensait à dîner. Tous voulaient savoir pourquoi donc elle a masqué plus de trente ans de sa vie et pourquoi aucune photo d’elle enceinte n’existe.

Et puis a parlé enfin l’avocate d’Amandine Roy. Pour lui sécher ses larmes. Lui rendre justice. Elle a fait le boulot. Propre. Une femme bien. Sur tous les points. Elle a pris le temps de tous les remettre à leur place. Et de ramener pour la première fois depuis six heures un peu de réalité dans tous ces instants de meta-fiction post-réel.

Entretien avec Me Danglehant (Géopolitique profonde)


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